La Chouannerie: Le point de vue breton

La Chouannerie: Le point de vue breton
La Chouannerie: Le point de vue breton

Camille Le Mercier d'Erm, revendiquait le titre mérité de premier séparatiste breton, et se définisssait comme chouan libertaire. En 1920, il analyse dans La Bretagne Libertaire l'esprit chouan des Bretons:

“A la vérité la chouannerie eut en Bretagne un caractère tout différent de ceux que purent revêtir des mouvements d'apparence similaire dans les provinces de l'Ouest. Elle fût chez nous, tout à la fois religieuse, nationale (au sens Breton de ce mot) et -déjà!- antimilitariste.

“Il ne s'agissait de rien de moins, pour nos paysans, que de défendre leur foi (très particulariste), d'ailleurs et souvent presque schismatique à l'égard de Rome, leurs prêtres-paysans abusivement traqués, et aussi surtout au début, de se défendre eux-mêmes contre la conscription qu'on prétendait leur imposer.

“Que leur importait, à eux, Bretons, que “la Patrie” fut “en danger”? Et d'abord, cette “Patrie en danger” était-ce bien la leur? Parlaient-ils la même langue? Portaient-ils le même vêtement? Avaient-ils les mêmes idées, les mêmes sentimens, les mêmes instincts? Se sentaient-ils les mêmes intérêts que les fils de cette”Patrie”-là, qu'ils ne connaissaient que par ses garnisons brutales et par le souvenir de tous les abus commis depuis des siècles à leur détriment?

“...Qu'on ne se méprenne donc point sur le sens et le caractère de la chouannerie bretonne. La chose existait chez nous bien longtemps avant que le mot fût créé: chouannerie, les manifestations de la Ligue de Bretagne (1588-1598), l'insurrection des Bonnets rouges (1675), chouannerie enfin, la résistance à la conscription et à la constitution civile du clergé...

“...Et il n'est pas curieux d'observer, dans le même ordre d'idées mais sur un plan tout différent, les réactions du courant révolutionnaire de 1789, sur d'autres milieux bretons: ceux des villes, de la petite bourgeoisie, du tiers état?

“C'est dans ce milieu qu'il faut chercher ceux que Michelet a appelés “les aînés de la Révolution”, les Le Chapelier, les Le Guen de Kerangal et tant d'autres. C'est eux qui provoquent la nuit du 4 août; c'est eux qui fondent à Paris le Club breton qui va devenir le fameux Club des Jacobins; c'est eux que glorifie la Carmagnole de 92:

Oui, je suis sans-culotte, moi,
En dépit des amis du roi,
Vivent les Marseillois
Les Bretons et nos lois.


“Et c'est encore eux qui en Bretagne s'unissent par le pacte fédératif de Pontivy (21 Février 1791). Cependant qu'un barde bas-breton, Jean-François d'Erm, traduit dans sa langue l'Acte constitutionnel de l'An III et compose des gwergiou populaires “destinées à propager l'instruction et les principes parmi les habitants des campagnes”.

“Si nous prenons soin de suivre pas à pas l'évolution de l'esprit libertaire chez les Bretons, au cours du XXème siècle, nous ne tarderons pas à être complètement édifiés sur les tendances “réactionnaires” qu'on leur a prêtées si mal à propos”.

Kadarn, Jeunesse Indépendantiste Bretonne
http://kadarn.org

# Posté le dimanche 25 janvier 2009 19:38

Malaise des Bretons de Paris

Malaise des Bretons de Paris

# Posté le mardi 20 janvier 2009 16:59

Re yaouank an Ulster

Re yaouank an Ulster
Londonderry, en Irlande du Nord le dimanche 30 janvier 1972. Une manifestation pacifique contre les emprisonnements arbitraires se termine en drame lorsque l'armée britannique tire sur la foule. Le bilan est lourd : treize morts, des civils catholiques. La fusillade provoque l'émoi de l'Irlande et de la communauté internationale. C'est le ” Bloody Sunday “, le dimanche sanglant. L'Irlande du Nord plonge dans une véritable guerre civile.

Photographe débutante, Christine Spengler fait ses armes de grand reporter aux côtés de la communauté catholique. La photographe décide de ” traîner pour capter les à-côtés “. C'est ainsi qu'elle tombe sur une bande de copains qui, après l'orage, ont réinvesti la rue.

Cette photo immortalise la joie d'une bande de gosses en marge d'émeutes sanglantes en Irlande du nord. L'image fera le tour du monde.

Vingt-sept ans plus tard, tous les gosses sur le cliché se sont retrouvés à l'endroit même de la photo.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 16:58

Nous devons le faire pour que personne ne le fasse à notre place

Nous devons le faire pour que personne ne le fasse à notre place
Il est des fondamentaux qui ne paraissent plus évident à la jeunesse d'aujourd'hui, l'engagement en est un. Il y a encore 30 ans il était communémment admis que l'engagement avait en soit une incidence sur le cour des choses et de l'histoire. On s'étonne encore de voir à travers des documentaires ou des photos, de véritables marées humaines à l'occasion de manifestations Bretonnes.
Ces marées nous les retrouvons toujours, mais elles se font plus rares.
Le pire reste ce consumérisme matériel qui se répand chez les jeunes et même les moins jeunes, anihilant par là toute volonté d'engagement, on se réfugie derrière un vote souvent obsolète, quelques bons mots au devant d'une télé en guise de réaction, et la colère passe.

Un adage dit que si l'on ne va pas à la politique, la politique vient à nous, rajoutons que tout est politique, de l'embryon à la mort, chaque chose est liée aux organisations et volontés humaines.

De là deux choix: être un piont sur un échéquier, ou tenter de dicter soi-même les régles du jeu.

Le sens de l'engagement des jeunes de Kadarn se trouve ici.
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# Posté le mardi 20 janvier 2009 16:57

Pétition contre la débretonnisation à Plouguerneau

Pétition contre la débretonnisation à Plouguerneau
A l'attention de : Monsieur le maire de Plouguerneau

PLOUGUERNEAU ¨PERD SA MEMOIRE

CONTRE LE PLAN DE DESTRUCTION DES NOMS DE LIEUX
NOS RUES ONT UNE HISTOIRE


Collectif “Gardiens de mémoire”

“Pourquoi la route de Saint Michel devrait-elle disparaître ?”

Nous avons pris connaissance du projet d'attribution de noms de rues et numérotation applicables aux quartiers qui en sont pour l'heure dépourvus sur notre commune. Nous ne pouvons que souscrire à la recherche de solutions qui vont faciliter la localisation des adresses de la commune par les facteurs, services de secours, livreurs...

Pour autant l'option retenue pour l'heure peut laisser craindre le pire du point de vue patrimonial et plus largement pour la spécificité plouguernéenne, léonarde,finistérienne, régionale... Les rédacteurs des premiers listings des rues proposées à la consultation des habitants semblent avoir ignoré la toponymie existante.

Nous souhaitons voir appliquer le transfert de la toponymie existante aux rues dont l'organisation a été validée par la commune et les services postaux. Nous refusons de voir additionner un nom de rue (dont l'inscription sera obligatoire) totalement étranger à la toponymie locale, au nom de quartier (dont l'inscription sera facultative).

Cette équation ne peut qu'entrainer l'oubli de noms qui pour certains seraient vieux de plus de 1000 ans.

D'autres communes pratiquent déjà un repérage satisfaisant la double exigence de localisation et préservation patrimoniale avec succès.

POURQUOI PAS CHEZ NOUS ???”

Auteur : Collectif Gardiens de mémoire
Comité pour la préservation et la valorisation du patrimoine toponymique


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# Posté le mardi 20 janvier 2009 16:56